Kaiju N°8 – Les monstres débarquent et fracassent la baraque – Notre avis

Couverture T1 Kaiju N°8Kaiju N°8 de Naoya Matsumoto sort ce mercredi 6 octobre en France. À la vue de ce nouveau phénomène de société, je crois que l’éditeur Kazé vient de mettre la main sur le nouveau Shonen qui devrait faire de l’ombre aux plus grands !

En effet, Kaiju N°8 rencontre rapidement un énorme succès au Japon en devenant le titre du Shonen Jump+ à franchir en un temps-record, le million d’exemplaires et devant même avoir plusieurs réimpressions. De plus, l’engouement existe déjà depuis un moment en France avec des records de consultations sur les sites de scans. Kazé détient une pépite. Et l’éditeur ne compte pas laisser celle-ci dans la masse des sorties. Entre spots TV, présence sur les réseaux sociaux, Kazé prévoit également un dispositif d’affichages géants en région parisienne pour mettre en avant son nouveau titre.

L’histoire de Kaiju N°8

À l’égard d’un Pacific Rim, le Japon se voit régulièrement attaquer par des monstres sortis de nulle part appelés “Kaiju”. Les Japonais vivent avec ce quotidien rythmé par les attaques des Kaijus et des interventions des Forces de Défense venant tuer ces bêtes.Hibino en Kaiju

L’histoire met en avant Hibino Kafka, un trentenaire devenu “éboueur” de Kaiju après avoir vu ses rêves s’envoler pour s’enrôler dans les Forces de Défense. Jusqu’au jour où une créature bizarre pénètre dans son corps et le transforme en Mi-Humain / Mi-Kaiju avec une puissance phénoménale ! Son nom de code deviendra alors “Kaiju N°8” (N°8 étant la 8ème sorte de Kaiju découverte). Hibino devient alors une sorte de “One Punch Man”.

Le manga change complètement de ton à ce moment-là et prend son envol à la fois dans l’humour, les rebondissements, le courage tout en gardant un côté vraiment badass. Au début, Hibino à le charisme et la volonté d’une huître, mais après avoir sauvé une jeune recrue de son entreprise et avoir subi sa métamorphose, ses rêves vont lui revenir comme une évidence.

Malgré son côté Shonen assez classique de héros ayant des pouvoirs, le fait de mettre en avant un personnage d’une 30aine d’années est assez novateur. J’ai dévoré ce premier tome avec une passion rarement atteinte pour une nouveauté avec le travail du mangaka Naoya Matsumoto.

L’auteur Naoya Matsumoto

Naoya Matsumoto débute sa carrière en 2005 après avoir été sélectionné à un concours de mangas organisé par le Jump. Il remporte ce même concours en 2006 en présentant une œuvre différente du nom “Necromancer”. Sa première série régulière ne commence qu’en 2009 pour se terminer l’année d’après (Nekowappa).

Page couleur - Kaiju N°8

Puis, en 2013, il parvient à franchir les frontières avec un titre orienté comique et “monstres” sous le nom “Pochi & Kuro”. Le titre est d’ailleurs disponible en France chez Kazé. En 2020, il commence Kaiju N°8 et devient immédiatement un immense succès. La série, toujours en cours au Japon, compte à ce jour 4 tomes et continue de remporter un énorme succès.

Le culte des Kaijus au Japon

En reprenant au goût du jour la culture des monstres japonais, il est bon de revenir un petit peu sur les origines de Godzilla, Gamera ou autres Ultraman venant défier ces monstres.

Les années 50, le Japon vit toujours à cheval entre son glorieux passé et l’humiliation subit lors de la Seconde Guerre Mondiale avec les bombes d’Hiroshima et de Nagasaki. Ce traumatisme nucléaire inspire directement le producteur Tomoyuki Tanaka auprès de qui la Tôhô attend un film. L’idée de base est simple, reprendre le concept de King Kong et d’une bête née de la radioactivité. C’est en 1954 que sort le film Godzilla. Sans s’en rendre compte, une nouvelle culture vient de naître.

Godzilla 1954

Tantôt fruits du nucléaire ou d’expériences scientifiques, de la pollution… et tantôt de dénonciation de la société telle que le capitalisme, ces films permettent aux Japonais de retrouver le sourire dans les salles de cinéma tout en ayant une sorte d’exutoire de leurs frustrations. Les bêtes reflètent à la fois la destruction et la peur ressentie par l’humanité (ce qui est d’ailleurs mis en avant dans Kaiju N°8). Godzilla montre à la fois le caractère complexe de la société tout en dénonçant les bienfaits et les dangers de la technologie (par exemple, la nécessité d’avoir des centrales nucléaires pour relancer l’économie). Les films savent à chaque fois s’adapter aux dérives de la société tout en essayer de prévenir la population des dangers.

Totalement inscrit dans la Pop Culture, les Kaijus existent aussi bien en films, en animation, en mangas, figurines ou séries. Chaque année au Japon et dans le monde, un nouveau film ou série sort sur les Kaijus. On peut citer par exemple l’énorme Pacific Rim de Guillermo Del Toro, les séries sur Ultraman ou le jeu vidéo Rampage sorti à l’époque de la Nintendo NES et adapté au cinéma il y a quelques années avec Dwayne Johnson.

Mon avis sur Kaiju N°8

Bref Kaiju N°8 arrive parfaitement à nous offrir des sensations fortes. Surtout que le manga nous propose de belles surprises comme quelques pages couleurs et d’autres, que je vous laisse découvrir en le lisant. Nous attendons également d’en savoir un peu plus sur l’origine des Kaijus dans ce manga ainsi que son évolution.

Kaiju N°8

Naoya Matsumoto maîtrise parfaitement son histoire, sans parler des dessins qui sont d’une efficacité redoutable. Quelques petits passages SD ou des mimiques des personnages pour le ton comique en alliant la perfection sur le dessin des monstres. Cette série est une excellente découverte, j’ai apprécié de bout en bout lire ce premier tome et j’ai déjà hâte de connaître la suite de l’histoire. Un incontournable !!!

Ma Note

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